Artec Eva broie les imprécisions dans une entreprise de fabrication finlandaise

27/01/2021

Par Loretta Marie Perera

Lorsqu’en 2017, des spécialistes russes et finlandais du secteur minier ont fondé Element, fabricant international de pièces de rechange pour les mines et la construction et fournisseur de services, il était évident pour eux que l’efficacité et la précision devaient être les pierres angulaires de leur entreprise. Aujourd’hui, les ventes et les partenariats de l’équipe, qui compte désormais 120 employés, s’étendent de la Russie à la Chine, de la Finlande au Kazakhstan, et de l’Europe de l’Est à la Scandinavie.

Artec Eva est utilisé pour garantir les mesures précises de la coque des concasseurs à cône, une machine cruciale utilisée dans les mines et les usines de traitement de minerai. Photo d’Element.

Malgré les changements, évolutions et expansions qu’a connus Element au fil des années, une chose n’a pas changé : l’entreprise a toujours utilisé une technologie de scan dans son travail – à savoir : Artec Eva.

Scanner 3D à lumière structurée fournissant des modèles rapides, précis et texturés, Artec Eva est idéal pour les objets de taille moyenne et pour l’acquisition de mesures précises en haute résolution. Solution remarquable pour toutes sortes d’objets – y compris les objets noirs et brillants connus pour être difficiles à scanner –, Eva convient, grâce à ses vastes capacités, à une multitude de secteurs, de la construction automobile à la médecine, en passant par la rétro-ingénierie et le contrôle qualité.

Element n’a jamais regretté son choix. « En tant que start-up technologique, nous avons décidé dès le départ d’investir dans des technologies modernes, explique Sergueï Kolesnikov, directeur de production. Nous n’avons jamais travaillé sans les technologies de scan 3D. »

L’ingénieur en scan Alexander Slatvickiy, qui utilise Eva depuis qu’il a commencé à travailler chez Element en 2018, est en première ligne de ces opérations. L’apprentissage du scan ne lui a posé aucune difficulté. « Artec Studio est si convivial que j’ai pu me former rapidement et facilement, commente Slatvickiy. Après seulement deux jours de pratique sous la supervision de mon mentor, j’ai pu commencer à scanner tout seul. »

Selon Kolesnikov, Element utilise principalement le scan pour le contrôle qualité. Il sert par exemple à garantir la précision des mesures des coques des concasseurs à cône, une machine cruciale utilisée dans les mines et les usines de traitement de minerai.

Produite à l’aide du moulage en sable, la coque présentée ici a été fabriquée à partir d’acier au manganèse, un alliage découvert en 1882.

Les pièces sont produites dans différentes tailles, les plus grandes exigeant un niveau élevé de participation. Photo d’Element.

Le processus de fabrication nécessite en général deux semaines. Une fois les pièces prêtes, des échantillons sont sélectionnés pour un test de précision.

« Nous scannons d’abord toutes les surface de l’échantillon avec Artec Eva, explique Slatvickiy. Et, grâce à Artec Studio, aucune surface ne manque étant donné que les surfaces scannées sont affichées en temps réel. » Un modèle polygonal est ensuite créé dans Artec Studio. Les surfaces superflues des objets environnants sont effacées avant l’enregistrement global et la fusion, et des outils sont utilisés pour créer un modèle de surface STL. Ce modèle peut ensuite servir au contrôle qualité dans Geomagic pour SOLIDWORKS, où les nouveaux modèles sont comparés aux modèles des pièces originales, ou à des dessins hautement précis.

« Nous traçons les esquisses par emplacement de section et utilisons les outils SOLIDWORKS pour les mesures », expliques Slatvickiy. Pour cette tâche, les fonctionnalités utiles de Geomagic sont l’outil Analyse des écarts, employé pour visualiser les écarts des modèles polygonaux par rapport au profil nominal, et l’outil Orienter le maillage pour s’assurer que les plans de base du modèle polygonal correspondent aux plans de base du modèle solide.

Le processus complet – scan, traitement, modélisation et comparaison – ne prend pas plus de quatre heures, voire ne dure que 30 minutes dans certains cas.

D’après Alexander Shestakov de Globatek, partenaire certifié Or d’Artec, Artec Eva est la solution idéale pour ce processus, où des scans hautement précis sont numérisés en une poignée de minutes. « Qu’il s’agisse d’un ensemble d’entrepôts ou du territoire d’une entreprise minière, certaines caractéristiques essentielles d’Artec Eva – son poids léger et sa facilité d’emploi – vous permettent de travailler jusqu’à six heures en mode mobile, en respectant toutes les exigences en matière de précision de la numérisation. »

Pour respecter les normes de qualité élevées (ISO 9001) garanties par l’entreprise, deux types de problèmes doivent être examinés : des problèmes cruciaux tels qu’une imprécision élevée, et des problèmes non cruciaux qui peuvent être résolus après la production. « Nous mettons au rebut les pièces si notre rapport de scan relève des problèmes cruciaux, souligne Kolesnikov. Si aucun problème crucial n’est relevé, nous sommes généralement en mesure d’apporter des changements afin d’éliminer les problèmes non cruciaux en collaborant avec nos fournisseurs. »

Données traitées à partir du scan.

« Pour respecter nos normes, l’imprécision des mesures ne doit pas dépasser 0,0001 %, explique Kolesnikov. Autrement dit, la marge d’erreur est inférieure à 0,1 mm pour 1 mètre de diamètre. »

Element utilise également Eva pour scanner des pièces usées et garantir leur restauration précise à ses clients.

Au-delà de la qualité des résultats, les ingénieurs d’Element apprécient particulièrement la facilité d’emploi et la précision offertes par le scan. « Ce que je préfère, c’est le processus de scan, déclare Slatvickiy. J’aime aussi la capacité d’Artec Eva à fonctionner sur batterie, la convivialité du logiciel de scan et de traitement Artec Studio, et la précision du scan. »

« Utiliser Eva pour le contrôle qualité vous permet de garantir au client la haute qualité des produits fournis, ajoute Shestakov. Ainsi que de réduire les coûts logistiques qu’aurait occasionnés le renvoi d’équipements encombrants. »