La faune merveilleuse, mais menacée du Parc National de Sibiloi

10/09/2014

Enfin, nous vous montrons des captures d'écran de scans de mammifères actuels vivant au Parc de Sibiloi. Notre connection internet n'est pas assez stable ici pour télécharger les modèles 3D, nous le ferons à notre retour.

Une image 3D du crâne d'un petit kudu, une antilope vivant dans les forêts d'Afrique de l'Est. Les longues cornes fines ont été la partie la plus difficile à capturer, mais nous avons quand même réussi.

Le Parc National de Sibiloi, dans le Nord du Kenya, abrite un grande variété d'espèces, y compris des mammifères rares de la savane, poissons, crocodiles et oiseaux aquatiques. Sibiloi est reconnu comme un site du Patrimoine Mondial de l'Unesco pour sa combinaison unique de vie sauvage et d'héritage préhistorique. 

Une image 3D du crâne d'un renard africain contemporain.

Par comparaison avec notre voyage de deux jours vers le site des fossiles géants, nous n'avons pas vu beaucoup d'animaux sauvages ici : un troupeau de zèbres, quelques gazelles, lièvres, écureuils et une volée d'oies égyptiennes, qui paissaient près d'un grande mare, encore pleine après les pluies.

Un modèle 3D texturé d'une girafe moderne.

Nous avons cependant très souvent rencontré des troupeaux de chèvres ou de vaches, gardés par des enfants et des adolescents, qui fuyaient avec leur troupeau à la vue de notre voiture. Louise nous a expliqué que de faire paître les troupeaux est interdit au Sibiloi, bien que presque personne ne respecte l'interdiction.

Le bétail en pâturage déplace les animaux sauvages, parce que les bergers tirent sur les prédateurs pour protéger leur troupeau. Ils tuent également les animaux sauvages pour leur viande plutôt que de tuer une bête de leur troupeau. C'est pourquoi le sanctuaire a perdu la plupart de ses animaux en à peine 10 ans : les lions n'ont pas été repérés ici depuis longtemps, les éléphants et les rhinocéros ont disparu ; auparavant nombreuses, les antilopes et les gazelles sont maintenant rares et ont très peur de l'homme.

Les rangers locaux n'ont aucune autorité pour poursuivre les contrevenants. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est les avertir et leur demander de déplacer leur bétail. Des rangers particulièrement zélés iront jusqu'à les reconduire à la frontière, mais presque personne ne le fait. Tout cela ruine le parc.

Un gnou bleu, aussi appelé gnou tacheté, en 3D.